Le vitrage occupe aujourd’hui une place essentielle dans l’architecture moderne, à la croisée des enjeux énergétiques, esthétiques et environnementaux. Bien plus qu’un simple matériau transparent, le verre résulte d’un savoir-faire ancien dont les premières traces remontent à l’Antiquité. Pline l’Ancien, dans son Histoire naturelle (Livre XXXVI), décrit déjà la fabrication du verre, évoquant le rôle fondamental de la silice et des fondants comme le natron (carbonate hydraté naturel de sodium, de formule Na2CO3, 10 H2O).
Il rapporte également l’existence de vitrages rudimentaires utilisés dans certaines villas romaines, signe que l’Humanité avait compris très tôt l’intérêt de contrôler l’apport lumineux tout en assurant une protection contre les intempéries.
Depuis ces premiers usages, la production du verre a connu un essor considérable. Aujourd’hui, l’industrie verrière mondiale dépasse 130 millions de tonnes par an, dont une part significative est dédiée aux vitrages pour le bâtiment. En Europe, la très grande majorité des fenêtres installées sont constituées de double vitrage, et les triples vitrages progressent rapidement dans les régions froides. Le secteur du bâtiment représente environ 45 % de l’usage du verre plat, notamment grâce à l’essor des façades vitrées et aux exigences croissantes d’efficacité énergétique (facteurs solaires, isolations thermique et acoustique).
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