Le bioéthanol c’est de l’éthanol d’origine biologique obtenu par fermentation de matières végétales riches en sucres ou en amidon. Au milieu du XXe siècle, l’éthanol avait déjà été envisagé comme carburant par Henry Ford qui avait conçu des moteurs fonctionnant avec ce carburant. Cependant, l’essor du pétrole au XXe siècle a relégué ces perspectives au second plan. Les chocs pétroliers des années 1970 ont ravivé l’intérêt pour ce biocarburant, notamment au Brésil, qui a développé un vaste programme de production à partir de la canne à sucre. De nos jours, il est utilisé en France dans le carburant dénommé « superéthanol-E85 ».
Sur le plan écologique, le bioéthanol s’inscrit dans une logique de transition énergétique car les atomes de carbone le constituant proviennent du CO2 atmosphérique fixé par les plantes lors de la photosynthèse. Sa combustion régénère in fine le CO2 atmosphérique. Cela permet de réduire le bilan net des émissions de gaz à effet de serre par rapport aux carburants fossiles issus du pétrole.
Les recherches actuelles portent sur les biocarburants de « deuxième génération », issus de résidus agricoles ou de biomasse lignocellulosique, afin de limiter la concurrence avec les cultures alimentaires.
Au-delà de son usage comme carburant, le bioéthanol peut aussi être transformé en éthylène biosourcé, puis en polymères et en caoutchoucs synthétiques. En France, le procédé BioButterfly, développé notamment par Michelin, IFP Energies nouvelles et Axens, vise à produire un hydrocarbure, dénommé butadiène d’origine renouvelable à partir du bioéthanol, ouvrant la voie à des pneumatiques plus durables. Ainsi, le bioéthanol ne se limite plus à un simple substitut aux carburants fossiles car il constitue aujourd’hui un des piliers stratégiques de la chimie verte et de l’économie circulaire.
Angle choisi : Comment produit-on du bioéthanol et quelles sont ses applications pour notre mobilité ?
Programmes de physique-chimie et de SVT